Malick Tohé : « Je ne laisserai pas prospérer la désinformation »

Provisoirement révoqué par Sidy Diallo du Comité exécutif de la Fédération ivoirienne de football, Malick Tohé a donné ce mercredi un point-presse pour dire sa part de vérité.

La crise qui secoue le football ivoirien depuis le 29 décembre dernier, a connu un épisode vendredi dernier avec la révocation provisoire de Malick Tohé du comité exécutif de la Fédération ivoirienne de football. Ce mercredi le concerné a donné un point-presse pour faire la lumière sur sa mise à l’écart des instances de la faîtière du ballon rond ivoirien. Selon M. Malick Tohé, le 8 janvier dernier, il a été convié par voie électronique à une réunion du Comité exécutif pour examiner demande d’AGE et statuer sur son implication présumée dans cette requête de 42 clubs. Dans l’incapacité d’assister à cette réunion, l’ex-3è vice-président de la FIF prend le soin d’en informer le Directeur exécutif de la FIF : « Ne pouvant y assister j’en ai informé le directeur exécutif de la FIF par courrier électronique ».

Le 10 janvier dernier, M. Malick Tohé reçoit une autre convocation par courrier électronique afin de prendre part à une réunion du Comité exécutif à la date du 12 avec pour unique point à l’ordre du jour, sa révocation provisoire. « Cette fois-ci, l’ordre du jour y était clairement précisé et les motifs le sous tendant indiqués de façon non équivoques. J’étais accusé, ni plus, ni moins, de participer à une entreprise de déstabilisation de la FIF, pour en être l’une des chevilles ouvrières. La FIF tirait sa conviction, selon les termes de la convocation, de témoignages concordants de certains présidents de clubs», explique-t-il.

« Je me réserve donc le droit de prendre les dispositions idoines pour rétablir la véracité des faits me concernant » 

 

Malick Tohé va plus loin : « Le 11 janvier, la FIF m’a fait parvenir cette convocation par exploit d’huissier de justice. Elle a été délaissée à mon domicile, en mon absence. Ce que l’huissier a pris le soin de mentionner dans son acte daté du 11 janvier 2018 à 16 heures ».  Pour l’ancien membre du Comité exécutif de la FIF, cette mission de l’huissier de justice n’a pas été accomplie conformément aux articles 247 à 250 du code de procédure civile. « J’ai quand même sollicité par exploit d’huissier déposé à la FIF le 12 janvier à 14h35, le report de cette réunion et la mise à disposition des copies des témoignages concordants m’accusant pour pouvoir assurer ma défense car ayant clairement indiqué que j’entendais faire valoir mon droit statutaire d’être entendu. La FIF a malheureusement choisi d’ignorer ma requête en totale violation de l’article 47 de nos statuts sur lequel elle fonde pourtant ma révocation provisoire», regrette-t-il.

C’est dans ce contexte que Malick Tohé a appris par voie de presse sa révocation provisoire. « Affirmer que je ‘’n’ai pas daigné me présenter pour me faire entendre’’, ce qui est loin de la réalité et déduire que ‘’ce défaut est à considérer comme un aveu de culpabilité’’, est une affirmation grave que je ne saurai laisser prospérer », a-t-il martelé avant de conclure : « Ce que je n’accepte pas, c’est la désinformation et la manipulation. Je me réserve donc le droit de prendre les dispositions idoines pour rétablir la véracité des faits me concernant ».

 

Abdoul KAPO
abdoul.kapo@sportmania.ci




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