Kamara Ibrahim : « La manière importe peu, le plus important c’est de gagner »

Arrivé à Bouaké ce mercredi avec l’ensemble de son groupe, Kamara Ibrahim a animé dans l’après-midi une conférence de presse au cours de laquelle le sélectionneur national a fait le point sur l’état physique de ses joueurs. Le successeur de Marc Wilmots a également abordé d’autres sujets.

 

– Cette rencontre a-t-elle un caractère spécial pour vous vu que vous revenez au stade de Bouaké où les Eléphants ont perdu leurs deux dernières rencontres disputée au stade de la Paix ?
C’est le passé. Les choses ont changé. On veut regarder devant. Devant, c’est vendredi. Et nous voulons gagner. Nous essayons de nous mettre dans une dynamique victorieuse. La manière de gagner, on verra après. Pour le moment nous sommes en crise de points. Il faut absolument refaire ce retard. On est en urgence.

 

– Avez-vous une idée des Fauves ?
Toutes les équipes ont des forces et des faiblesses. La deuxième journée l’a démontré. Tout le monde s’est rendu compte que les noms ne marchent plus. Les matchs ne se ressemblent plus. La Centrafrique est une équipe qui va jouer bien regroupée dans sa moitié de terrain. Elle va chercher à contrer. Il nous faudra trouver des solutions pour faire un bon résultat. En fonction du rapport de force on verra ce qu’on mettra en place.

 

– Quel est l’état physique de votre groupe ?
 Nicolas Pépé a un souci. Il est parti faire un scanner. On nous dira s’il est apte ou pas pour vendredi ou mardi. Il y a aussi Tié Nicolas qui ne viendra pas finalement. Chelsea a refusé de le libérer.

 

– Qu’avez-vous fait ?  
J’ai eu les dirigeants du club. On est tous dans le même projet. L’idée c’est de faire en sorte que Nicolas Tié arrive en sélection dans la meilleure forme possible. C’est un joueur qui a du potentiel. On souhaite tous qu’il découvre l’environnement, qu’il voit comment les choses se déroulent. Qu’il ne soit pas surpris. Il n’y a donc pas à juger l’attitude des dirigeants de Chelsea.

 

– Quels sont les enseignements que vous avez pu tirer du match de Kigali (2-1) face au Rwanda ? 
 On avait absolument besoin de gagner à Kigali. On a mené mais comme c’est une équipe qui est en train de revenir et qui n’est pas en confiance, il est difficile de garder l’équilibre. C’est vrai qu’il faut qu’on apprenne à gérer nos fins de matchs. C’est sûr qu’on a tiré les leçons de ce match. Sinon ce serait faire une injure à mes joueurs.

 

– Vous avez parlé d’un nouvel état d’esprit … 
Les joueurs ont compris qu’au-delà de venir faire un match en Côte d’Ivoire, c’est toute la nation qui est derrière. Ils ont donc envie de sentir cette chaleur. Ils ont intérêt à le comprendre. Là-dessus moi je serai intransigeant. Il y a un cadre qui est mis en place, celui qui n’a pas envie de s’y soumettre je décide de le convoquer ou pas. Ça fait partie de mes responsabilités. On va essayer de gagner pour solidifier ce qu’on met en place.

 

Réalisée par Boulard KONAN, à Bouaké



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