Justice : Jean Michaël Seri porte plainte pour escroquerie contre l’OGC Nice

Jean Michaël Seri a été victime de « faits d’escroquerie commis par l’OGC Nice et certains de ses dirigeants » lors de son transfert à Fulham en juillet 2018, affirment ses avocats, lundi. Le milieu ivoirien de 28 ans, actuellement en prêt à Galatasaray, « vient de déposer auprès du Procureur de la république de Nice une plainte pénale » dans ce sens, indique un communiqué de Mes Reiss, Dupont et Hissel. L’affaire avait déjà été instruite par la commission juridique de la LFP en fin d’année dernière, puis la commission paritaire d’appel de la Fédération française de football.

Les avocats expliquent que le joueur aurait été privé lors de cette opération « d’une partie de la “prime sur transfert” à laquelle il avait contractuellement droit ». Ils dénoncent une « manipulation » qui aurait consisté à surévaluer la valeur de Maxime Le Marchand, le défenseur du Gym transféré à la même date vers le même club, et à sous-évaluer celle de Seri.

Selon les chiffres avancés, les deux joueurs auraient été valorisés 12 millions d’euros environ chacun, alors que leurs valeurs réelles, selon les avocats de Seri, s’appuyant sur une expertise « unanimement reconnue », étaient de 18 millions environ pour Seri et 6 millions environ pour Le Marchand.

Jean-Michaël Seri chiffre son préjudice à 700 000 euros

Le texte avance que le préjudice au détriment du joueur porte sur une somme de 700 000 euros, et signale l’existence « d’autres victimes de ce comportement délictueux » : les « deux clubs ivoiriens formateurs (de Seri), l’ASEC Mimosas et le Centre Cyrille Domoraud, ainsi que le club portugais Paços de Ferreira, (son) premier club européen, qui avait contractuellement négocié avec l’OGC une prime de 15 % sur la plus-value d’un transfert du joueur de Nice vers un club tiers. »

« En ce qui concerne (ces) trois clubs […], leur préjudice est bien supérieur à 1 million d’euros », est-il indiqué.

Les dirigeants du Gym étaient à l’époque Jean-Pierre Rivère, président, et Julien Fournier, directeur général. Démissionnaires en janvier 2019, ils sont revenus à la tête du club à la faveur de son rachat par Ineos, l’entreprise du milliardaire britannique Jim Ratcliffe. « Monsieur Seri espère qu’Ineos, qui n’était pas propriétaire de l’OGC Nice à l’époque des faits, aura à coeur de faire très rapidement toute la lumière sur cette affaire. » Lundi en milieu de matinée, l’OGC Nice n’avait pas réagi à la plainte de son ancien joueur (2015-2018).

France Football




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