Handball : Il faut sauver le hand ivoirien après l’échec des clubs en Coupe d’Afrique

Sortis en quart de finale pour les mieux lotis, aucun des trois clubs ivoiriens n’a réussi à épingler le dernier carré tant rêvé par les dirigeants fédéraux et de clubs. Ce sont  plutôt les formations égyptiennes et angolaises qui ont confirmé leur hégémonie en Afrique.

 

Une semaine déjà que les lampions se sont éteints sur la 40e édition du Championnat d’Afrique des clubs champions. Une joute remportée par le Zamalek du Caire (11e titre) chez les hommes et le Primero d’Agosto (5 titre d’affilée) chez les dames. Mais au-delà du règne sans partage de ces deux mastodontes de la petite balle sous nos tropiques, un fait mérite que l’on s’y attarde : le grand écart de niveau entre les clubs de l’Afrique subsaharienne et ceux du Maghreb et de l’Afrique centrale.

 

En effet, l’Angola et l’Égypte ont été énormissimes en plaçant chacune deux équipes en finale. A savoir le Petro de Luanda et le Primero (Angola) chez les dames, le Zamalek et le Al Ahly (Égypte) chez les hommes. Un exploit bien aux antipodes des autres toujours à la recherche de leurs marques.”Ils sont au dessus, car eux ils sont professionnels. Ils ne font que ça. C ‘est leur boulot matin, midi et soir. A contrario, la plupart des équipes en Afrique subsaharienne sont des amateurs. C’est-à-dire, qu’elles jouent au handball en seconde activité. Soit après le boulot ou l’école. Ces clubs là travaillent donc davantage vu que c ‘est leur activité principale”, tente d’expliquer Nicolas Bléoué, le coach du Red Star avant d’enchaîner avec l’autre clé du succès de ces clubs : “Aussi, sont ils toujours devant car ils ont de grands moyens financiers.”

 

7e sur 9 clubs chez les hommes, le champion ivoirien est conscient de son cuisant échec sur ses terres. À l’image d’ailleurs de l’Africa Sport (5e ) et Bandama Handball Club de Tiassalé (9e). Une moisson fort famélique qui devrait interpeller Aboubacar Karaboué, le président de la Fédération ivoirienne de handball qui était très confiant pour une place demi-finaliste d’un club ivoirien à la veille de cette compétition.

 

Face à cette perte de vitesse des Ivoiriens en compétitions continentales, les solutions ne manquent pas.”En tant que technicien, mon souhait le plus ardent est d’avoir plus de compétitions et des moyens financiers adéquats. Que les gouvernants soient plus regardants sur les sports dits mineurs en particulier le handball. D’énormes devises reviennent au football. Si le handball arrivait à avoir 1/3 de ces moyens, nous réaliserons de grands exploits”, conclut Nicolas Bléoué. Cela pour le bonheur de cette discipline qui a longtemps fait la fierté de la Côte d’Ivoire.

 

Lebéni KOFFI
info@sportmania.ci  



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