Foot : Voici pourquoi la FIF veut faire la paix avec le GX

La Fédération ivoirienne de football est décidée à faire la paix avec le groupement des clubs qui demandent depuis un an le départ de Sidy Diallo à la tête de l’instance faîtière.

 

La crise qui secoue et divise le football ivoirien depuis plus d’un an, va-t-elle vers son dénouement ? Si offensif d’ordinaire, Sory Diabaté semblait revenir à de meilleurs sentiments la semaine passée lors de sa rencontre avec les présidents de clubs. Cette fois, le premier vice-président de la FIF ne s’est pas laissé aller à des attaques ou à des propos guerriers.

 

Sory Diabaté a, à cette occasion, prôné un discours allant dans le sens de l’union entre les différents acteurs du football ivoirien. Le numéro 2 de la FIF n’a pas caché sa volonté d’œuvrer pour le retour de la paix. A cet effet, il a exhorté tous les dirigeants sanctionnés par la FIF à entrer en contact avec l’instance pour des discussions en interne.

 

Le ministre Danho Paulin en première ligne

 

La nouvelle posture adoptée par Sory Diabaté et la Fédération ivoirienne de football ne surprend pas. Elle fait suite à l’injonction du président Alassane Ouattara. Lors de l’audience qu’il a accordée au président de la CAF Ahmad Ahmad, le chef de l’Etat ivoirien a expressément demandé au ministre des Sports Danho Paulin de tout faire pour ramener la paix entre la Fédération ivoirienne et les présidents de clubs frondeurs. Le chef de l’Etat souhaite que les dirigeants ivoiriens parlent d’une même voix et soient unis pour travailler à la réussite de la CAN 2023 que la Côte d’Ivoire va abriter. « Le président nous a aussi exhortés de faire en sorte qu’il y ait une grande collaboration, une entente et une grande solidarité entre tous les acteurs du football africain et ivoirien », avait ainsi confié Danho Paulin au Palais présidentiel.

 

Si on note un changement de ton du côté de la FIF, il ne faut cependant pas croire que les choses seront faciles. Les deux parties en conflit sont allées tellement loin dans leur guerre, qu’il va falloir du temps pour que les ennemis d’aujourd’hui soient réconciliés. « Les différentes parties ont franchi la limite du pardonnable au plus fort de la crise. Ça va être très difficile de les réconcilier », jure un observateur ivoirien.

 

Abdoul KAPO
abdoul.kapo@sportmania.ci



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!