Foot : L’AFI et les présidents de clubs débattent autour de la bonne marche du football ivoirien

L’Association des footballeurs ivoiriens (AFI) et une quinzaine de clubs ivoiriens se sont retrouvés mardi à la salle de conférence du stade Houphouët-Boigny pour une rencontre qui a permis de briser le mur de la méfiance entre les deux parties.

 

En invitant mardi les clubs ivoiriens à une rencontre, l’Association des footballeurs ivoiriens (AFI) tenait à montrer aux présidents des équipes de la Ligue professionnelles, qu’elle n’était par leur ennemi. La structure dirigée par Cyrille Domoraud a en tout cas marqué un grand coup dans ses rapports avec les clubs. Quatre points étaient inscrits au menu de cette rencontre : les rapports AFI-clubs, le contrat-type du footballeur professionnel, la gestion des litiges, la recherche de sponsors.

 

Dans une ambiance bon enfant, l’AFI et les présidents de clubs ont pu avoir durant plus de deux heures, des échanges très constructifs pour l’avenir du football ivoirien et du bien-être des joueurs et des clubs. Tout en saluant l’initiative, les patrons de clubs ont souhaité que l’AFI soit plus présente auprès des joueurs pour des conseils avisés et qu’elle s’autosaisisse de leurs problèmes afin de prévenir les dérapages. « Avant de venir à cette rencontre, j’avais des idées arrêtées sur l’AFI. Mais aujourd’hui, je repars content. Je sais que l’AFI n’est pas là pour nous (les présidents de clubs, Ndlr) combattre. J’espère qu’il y aura d’autres rencontres de ce genre avec un plus grand nombre de présidents. J’invite tous les présidents de clubs à soutenir l’AFI », a déclaré Ali Mouna, le président de Mouna FC (Ligue 2).

 

Cyrille Domoraud : « Les clubs doivent être soudés »

 

Aussi, dans leurs rapports de plus en plus cordiaux avec l’association, les clubs sont disposés, disent-ils, à signer, à terme, une convention avec l’AFI pour une gestion concertée et plus efficace des litiges avec les joueurs. Mais pas que. Car il y a, en outre, la question centrale des ressources financières qui a été longuement débattue. « C’est le nœud du problème. Par le passé, rien qu’avec les recettes des matches, on pouvait assurer les salaires et les primes. Ce n’est plus possible aujourd’hui. Le boom des chaînes cryptées a déconnecté les Ivoiriens de leur championnat », déplore Koné Abackar, le président du WAC (Ligue 1). D’où la volonté, pour l’Association, d’envisager l’accompagnement des clubs dans la recherche de sponsors.

 

En la matière, l’AFI et les clubs sont convaincus qu’il faut, en amont, créer les conditions. A savoir: améliorer l’affluence des spectateurs dans les stades, accroître l’audience autour des retransmissions télé des matches du championnat et des clubs ivoiriens en compétitions africaines, encourager le retour des stars en Ligue1 au soir de leur carrière, développer des stratégies marketing innovantes. Tout cela soutenu, bien évidemment, par une volonté politique et un écosystème du football dénué des querelles de clocher. « Les clubs doivent être soudés et parler d’une même voix pour l’intérêt supérieur du football ivoirien », souhaite M. Cyrille Domoraud, le président de l’AFI.  Qui a poursuivi : « Ce cadre fédérateur et interactif doit en appeler d’autres, car c’est dans la discussion et les échanges constructifs que naissent les débuts de solutions aux problèmes. »

 

Abdoul KAPO
abdoul.kapo@sportmania.ci



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