Tout foot, tout flamme : Sidy perd et les Ivoiriens sont contents, pourquoi ?

Voilà maintenant deux semaines que Sidy Diallo s’est fait broyer par Constant Omari dans la bataille de l’élection des membres africains du conseil de la FIFA. Passé le temps de l’humiliation, vient, celui de l’interrogation et de l’introspection. La question n’est plus de savoir comment le tout puissant président de la Fédération ivoirienne de football a pu se vautrer de manière aussi ridicule et honteuse, mais bien pourquoi cette défaite du locataire de la Maison de verre a fait plaisir en Côte d’Ivoire. Il a ainsi fallu de peu pour que les Ivoiriens dressent des bâches et des chaises pour célébrer la débâcle de leur compatriote.

La défaite de Sidy Diallo est sans doute là, dans l’incapacité du patron du ballon rond ivoirien à avoir su générer  un élan spontané et un allant national autour de sa candidature, de sa bataille pour intégrer la FIFA, le gouvernement du foot mondial. Trop obnubilé à combattre de soi-disant ennemis, Monsieur Diallo a sans doute oublié de caresser les sportifs et l’opinion ivoiriens avec autant de ferveur et d’entrain.

Pour avoir délibérément choisi d’accéder aux sommets mondiaux sans trop se soucier de l’environnement local et encore moins des bienfaits d’une empathie nationale, Sidy Diallo et ses fameux conseillers ne peuvent s’avouer surpris par le soutien fuyant au moment de chercher un peu de pommade pour atténuer les rougeurs de la fessée d’Addis-Abeba. On en soupçonnerait même certains d’avoir été tentés de verser un peu d’acide pour « aider » à la cicatrisation.

Abdoul Kapo




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