Tout foot, tout flamme : Sélectionneur en carton contre rétro-commissions

A la recherche d’un technicien pour remplacer le fuyard Michel Dussuyer, qui n’a essuyé que honte et humiliation à la CAN 2017, la Fédération ivoirienne de football a lancé, il y a quelques jours, un appel à candidatures. Si en 2014 les plus grands mages de la religion ronde s’étaient bousculés au portillon de la Maison de verre, la vérité est toute autre en ce début février.  Pour l’instant, l’instance faîtière n’a reçu sur sa table que des candidatures venant de techniciens à l’expérience trapue et au pédigrée maigrichon comme un ras d’église affamé. Que les temps sont durs ! Alors, pourquoi les plus grands de la corporation des entraineurs fuient-ils aujourd’hui, comme la peste, la destination Côte d’Ivoire autrefois très prisée ? Il doit bien y avoir une raison.

Comment en est on arrivé là ? Quand en 2015, Sidy Diallo, le big boss de la Fédération ivoirienne de football, avait décidé de confier le banc des touts frais champions d’Afrique à Michel Dussuyer, peu de monde était emballé par l’idée de voir débarquer ce technicien au palmarès riquiqui et au passé peu glorieux. On aura compris. En Afrique, beaucoup de nos dirigeants ne choisissent pas les sélectionneurs par rapport aux compétences, ni au projet sportif mais plutôt par rapport aux montants sur les rétro-commissions. On ne dit pas que le président Sidy Diallo baigne lui aussi dans cette misère, mais, au risque de se répéter, les dirigeants fédéraux africains choisissent la plus part du temps des entraineurs avec lesquels ils peuvent avoir des rétro-commissions.

Et quand ces techniciens en carton se cassent la figure, la seule part de responsabilité que tirent ces malheureux dirigeants, c’est de se séparer de ces entraineurs qui sont en réalité de pauvres bouc-émissaires. Et pourtant, les dirigeants ont souvent une grosse part de responsabilité et ne veulent pas l’assumer. Dès lors, personne ne veut entendre parler de démission parce que ces dirigeants n’entendent pas perdre certains privilèges. Surtout qu’ils n’ont aucune vision pour le football de leur pays. L’Afrique du football a aujourd’hui besoin de vrais dirigeants. Et non de bandits à col blanc…

Abdoul Kapo




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