Esport : Le Feja 3 lancé en grande pompe par un panel passionnant !

« Quel écosystème pour favoriser la création de jeux vidéo africains ? », c’est sur ce thème que c’est ouvert ce vendredi, à la salle Majestic de Yopougon, la 3è édition du Festival du jeu vidéo d’Abidjan (Feja 3) devant un parterre d’invités et de centaines de gamers venus participer à cette grande fête de l’Esport. « Nous nous sommes dit qu’on devait créer un événement de niveau mondial qui va mettre en lumière les joueurs et autres acteurs de jeux vidéo. Le Feja est en train de devenir une plateforme extraordinaire. L’objectif, c’est de mettre la lumière sur ce qui se fait localement. Le jeu vidéo, c’est l’avenir. C’est une importante économie », a lancé d’entrée de jeu Sidick Bakayoko, le directeur général de Paradise Game.

Quatre personnes ont animé le panel du jour. Pour Sidick Bakayo « quand on veut investir dans le monde du jeu vidéo, il ne faut pas s’attendre d’emblée à réaliser de gros profits en termes d’argent. Il faut accepter de perdre (de l’argent), mais cette perte est un investissement pour le futur ». Samia Chelby est allée dans le même sens. « Si vous voulez investir, il faut savoir réellement ce que l’on veut et surtout connaître réellement ce qu’on fait. Il faut accepter de faire des erreurs. Il faut oser. Il faut se former. Quand vous trouvez l’investissement, avant même la réalisation, il faut penser au marché. Cela est une composante essentielle de l’écosystème. Parce qu’à terme, il faut arriver à produire de l’argent », a conseillé cette spécialiste tunisienne du monde des jeux vidéo.

« L’écosystème est un ensemble de choses. L’enjeu, c’est de créer de la valeur, gagner de l’argent. Permettre à son pays d’être connu, à une institution de pouvoir véhiculer par exemple un message. L’enjeu, c’est de pouvoir aussi créer des emplois », a fait savoir M. Bakayoko. Pour sa part, Samia Chelby a estimé que pour réussir dans la création de jeux vidéo, il faut de la volonté politique et citoyenne. « Il faut se demander qu’est-ce que je dois faire pour impacter positivement mon continent. Il faut que tous les acteurs de l’écosystème s’unissent autour d’un d’une vision avec un objectif bien clair », a-t-elle conclu.

Ouvert ce vendredi, le Feja 3 qui voit la participation de douze pays et de 120 participants, connaitra son apothéose dimanche 24 novembre à Cosmos Yopougon.

PAR ABDOUL KAPO
abdoul.kapo@sportmania.ci 


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