CAN 2019, Bilan Côte d’Ivoire : Le carnet de notes des 23 Eléphants

Dix-neuf des vingt-trois appelés sont entrés en jeu lors des cinq matches des Eléphants pendant à la CAN. Voici leur carnet de notes.

Très bien

Sylvain Gbohouo (5 matches, 3 buts encaissés)

En dépit des trois buts encaissés dans le tournoi, le portier du TP Mazembe n’a pas grand-chose à se reprocher, hormis sa mauvaise relance qui avait permis à la Namibie de réduire le score lors du dernier match de poules. Excellent contre l’Algérie en quarts, Gbohouo aura réussi une belle compétition.

Geoffroy Serey Dié (5 matches, 1 but)

Après avoir hérité du brassard de capitaine suite à la grave blessure de Serge Aurier, Geofroy Serey Dié a brillé dans le tournoi. Flamboyant devant la Namibie, match au cours duquel il a inscrit un joli but, le milieu de terrain du FC Bâle a fait parler son abattage, son gros volume de jeu. Malheureusement pour lui, c’est lui qui a raté le tir au but qui a précipité l’élimination de la Côte d’Ivoire contre l’Algérie.

Ismaël Traoré (5 matches)

Le capitaine du SCO Angers, qui était à sa deuxième CAN après celle de 2013, a été le patron de la défense ivoirienne. Solide et dur sur l’homme, Traoré a rendu une belle copie et fait oublier Eric Bailly.

Bien

Franck Kessié (5 matches)

Au vu de son talent, c’est clair que Franck Kessié peut mieux faire et être plus influent sur le jeu de son équipe. Mais contrairement à la CAN 2017, le milieu du Milan AC aura été plus constant. Il a connu son heure de gloire contre la Namibie quand il s’est fendu de trois passes décisives.

Wonlo Coulibaly (5 matches)

Pour sa première CAN, le seul joueur du championnat ivoirien aura tiré son épingle du jeu, à un poste qui n’est plus le sien en club. Wonlo Coulibaly a eu l’intelligence de jouer simple et de concentrer avant tout sur les tâches défensives. Hormis contre le Maroc où il a été mis en difficulté, le défenseur de l’ASEC Mimosas s’en est très bien tiré.

Max Gradel (4 matches, 1 but)

Titulaire lors des trois matches de poules, Max Gradel a mis la Côte d’Ivoire sur le chemin de la victoire contre la Namibie avant de retrouver le banc face au Mali en huitièmes de finale. Déjà intéressant devant l’Afrique du Sud, le capitaine de Toulouse a été l’un des meilleurs Eléphants contre l’Algérie.

Moyen

Wilfried Zaha (3 matches, 2 buts)

Resté sur le banc contre l’Afrique du Sud et le Maroc, Wilfried Zaha a entamé sa CAN en inscrivant un but à la Namibie. L’ailier de Crystal Palace a ensuite endossé le costume de héros en plantant le seul but du quart de finale  contre le Mali et a été à l’origine du but de Jonathan Kodjia face à l’Algérie. C’est bien tout ça. Mais l’ancien joueur de Manchester United a été très moyen dans le jeu, ne parvenant jamais à faire de différences dans son exercice préféré : le dribble. Perdant beaucoup de ballon et multipliant les mauvais choix.

Jean-Philippe Gbamin (3 matches)

Après avoir assisté aux deux premières rencontres des Eléphants depuis le banc de touche, Jean-Philippe Gbamin a vécu les deux suivantes (Namibie et Mali) dans la peau d’un titulaire. Il est aussi entré en jeu contre l’Algérie. Sans être transcendant et jouant un peu avec le frein en main, le joueur de Mayence a toutefois montré de belles aptitudes.

Jonathan Kodjia (5 matches, 2 buts)

Premier buteur ivoirien à cette CAN et auteur de l’égalisation face à l’Algérie, Jonathan Kodjia aura surtout agacé par sa maladresse. L’avant-centre d’Aston Villa aura montré sur cette CAN ses limites. Sa performance d’ensemble est seulement sauvée par les deux buts qu’il a plantés.  

Wilfried Kanon (5 matches)

Attendu comme le pilier de la défense ivoirienne en l’absence d’Eric Bailly, Wilfried Kanon a été moins saillant et moins serein dans ses interventions. Le défenseur central d’ADO La Haye a fait preuve de beaucoup de fébrilité durant tout le tournoi.

Mamadou Bagayoko (4 matches)

La doublure de Serge Aurier s’est bien comportée dans l’ensemble. Contre l’Algérie, il a été à la hauteur de l’événement et l’auteur d’un sauvetage exceptionnel, et décisif, sur sa ligne contre l’Algérie en quarts de finale.  

Serge Aurier (2 matches)

Et pourtant, Serge Aurier avait entamé sa CAN avec une prestation quatre étoiles devant l’Afrique du Sud. Mais tout s’est gâté pour le capitaine ivoirien quand il s’est claqué contre le Maroc à la 69è minute. Malgré un déplacement express à Londres pour subir des soins, le Spur ne rejouera plus. On l’a cependant vu très actif depuis le banc de touche.

Insuffisant

Jean-Michaël Seri (2 matches)

Ibrahim Kamara avait décidé de remettre les clés de l’équipe à Jean-Michaël Seri. Le joueur de Fulham devait être le leader technique, le maître à jouer de l’équipe. Mais il n’a pas eu les épaules solides pour tenir ce rôle. Après deux tristes prestations, le sélectionneur l’a logiquement sorti de son onze.

Nicolas Pépé (3 matches)

Attendu comme la grosse sensation de cette CAN, le meilleur joueur africain du championnat de France est totalement passé à côté de la plaque. S’il avait été plutôt intéressant d’entrée contre l’Afrique du Sud, Pépé a ensuite été transparent devant le Maroc et le Mali en huitièmes de finale. Une CAN à vite oublier pour celui qui est attendu dans un grand club européen dans quelques semaines.

Wilfried Bony (4 matches)

Une titularisation et trois entrées en jeu. Mais aucun but. Convoqué à la surprise générale et auteur de trois réalisations en trois matches de préparation, Wilfried Bony a été l’ombre de lui-même en Egypte. Lourd, le manque de rythme du joueur d’Al Arabi s’est vu fait sentir. Pourtant, le sélectionneur lui avait donné sa chance en le titularisant contre le Mali en huitièmes. Et comme si cela ne suffisait pas, il a offert en cadeau son tir au but au gardien algérien. Une vraie déception !

A revoir

Maxwel Cornet (5 matches, 1 but)

Un peu comme à Lyon, son club, Maxwel Cornet a joué un rôle de super sub à cette CAN. S’il a disputé toutes les rencontres, il n’a joué aucune comme titulaire. Plus souvent remplaçant de Max Gradel, le gaucher des Gones a eu des entrées intéressantes contre l’Afrique du Sud et la Namibie contre laquelle il a marqué.

Ibrahim Sangaré (2 matches)

Entré à dix minutes de la fin contre la Namibie, Ibrahim Sangaré faisait partie du onze titulaire contre l’Algérie. Ce qui indique la confiance que le sélectionneur place en lui. Face aux Fennecs, le jeune Toulousain a montré toutes ses qualités et montré pourquoi on l’appelait le « nouveau Yaya Touré ». L’avenir lui appartient.

Cheick Comara (1 match)

Avec seulement 60 minutes de jeu, il est difficile de juger Cheick Comara. Mais le jeune défenseur central du WAC Casablanca aura fait forte impression dans ce quart de finale contre les Algériens.

Non notés (pas de temps de jeu)

Souleyman Doumbia (3 minutes), Sangaré Badra, Ira Tapé, Victorien Angban, Assalé Roger

PAR ABDOUL KAPO
abdoul.kapo@sportmania.ci




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