CAN 2017 : Hector Cuper, le coach maudit !

Battu par le Cameroun en finale de la Coupe d’Afrique des Nations avec l’Egypte, Hector Cuper a perdu sa sixième finale sur six. Un chiffre accablant pour un technicien traité de « looser ».

 

C’est à croire que les dieux du football se sont ligués contre lui. Auteur d’un magnifique parcours avec la sélection d’Egypte lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2017, Hector Cuper n’a finalement pas vaincu le signe indien lors de la grande finale perdue face au Cameroun, dimanche soir à Libreville (1-2).

Vainqueurs des éditions 2006, 2008 et 2010, les trois dernières auxquelles elle avait participé, les Pharaons, sept fois vainqueur de la compétition, avaient pourtant encore démontré au Gabon qu’ils n’avaient pas fait le voyage pour rien. Il lui a manqué beaucoup de fraîcheur lors de la dernière demi-heure et une dose de révolte pour aller chercher le sacre. Malgré le but de Mohamed Elneny lors de la première période (22e), la sérénité de son bloc n’a pas résisté au coaching adverse. Une fois encore, Cuper, pourtant carré et minutieux dans son approche des grands rendez-vous, n’a pas réussi à inverser la tendance au moment où il le fallait.

Le scénario de la rencontre a ressemblé un peu à la finale de Ligue des champions 2001 que le technicien argentin avait également perdue, avec le Valence CF, aux tirs au but cette fois, face au Bayern Munich à San Siro. Un but marqué tôt par les siens (Elneny suppléant parfaitement le Basque Gaizka Mendieta), puis une équipe sur le reculoir qui a fini par craquer, Nicolas N’Koulou suppléant Stefan Effenberg dans le rôle de l’auteur de l’égalisation à l’heure de jeu. Vincent Aboubakar, auteur du but victorieux en fin de rencontre, a simplement empêché une redite aux tirs au but. Fabrice Ondoa et Essam El Hadary n’ont eux pas eu le loisir de camper les rôles de Santiago Cañizares et Oliver Kahn.

Un entraineur habitué aux finales perdues

Je veux d’abord féliciter le Cameroun. Je ne suis pas triste parce que j’ai encore perdu une finale. Je suis désolé pour les joueurs”, a expliqué Cuper après la finale. “Je regrette seulement que nous n’ayons pas pu donner cette joie au peuple égyptien. Bon, je perds encore une finale… Je ne vais pas dire que je suis habitué, mais bon…

Avec cette image de grand frustré du dernier jour – il avait également perdu le titre de champion d’Italie 2002 lors de la 34e journée après une défaite face à La Lazio Rome au Stadio Olimpico (4-2), ainsi que le titre de champion de clôture face à Independiente en 1994 – l’ultra-rigide Cuper va continuer à traîner comme un boulet ses nombreux rendez-vous manqués. Son bilan sur les finales disputées sur un seul match est à la fois effrayant et symbolique : 6 défaites en 6 finales.

Battu deux fois en finale de la C1 avec Valence (2000, 2001), en finale de la dernière édition de la Coupe des coupes avec le Real Majorque en 1999, puis en finale de la Coupe de Grèce en 2010 avec l’Aris Salonique, l’Argentin n’a connu le succès que sur des finales avec matches aller – retour : avec le Club Atlético Lanús avec qui il avait remporté la Copa Conmebol 1996 (sur deux rencontres) face à Santa Fe (2-0, 0-1) et avec le Real Majorque et le Valence CF avec qui il avait remporté deux Supercoupes d’Espagne en 1998 et 1999.




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