Pacheco (ex-Académicien) : « Le conflit entre Ouégnin et Guillou nous a détruits »

Membre de la première promotion de l’Académie Mimosifcom qui a remporté la Supercoupe d’Afrique en 1999 devant l’Espérance de Tunis, Beugré Ahiba Hermann estime que la guerre entre Me Roger Ouégnin et Jean-Marc Guillou a été fatale aux Académiciens.

 

Grande promesse du football ivoirien à sa sortie de l’Académie Mimosifcom, Beugré Ahiba Hermann, dit Pacheco, a fait les beaux jours de l’ASEC Mimosas pendant trois ans avant de s’envoler vers d’autres cieux. Mais la carrière de cet ancien milieu de terrain au grand talent n’a jamais décollé et atteint les sommets auxquels elle était promise. Après avoir mis fin à sa carrière en 2010, Pacheco exerce en tant qu’entraîneur adjoint avec l’équipe réserve de l’ASEC Mimosas. Longtemps partagé entre Roger Ouégnin et Jean-Marc Guillou, le natif de Yopougon estime que la guerre qui a opposé le président de l’ASEC et le grand architecte de l’Académie a fait le plus grand mal à lui et ses amis. « La friction entre nos deux papas, le président Roger Ouégnin et le coach Jean-Marc Guillou nous a foncièrement perturbés et a énormément pesé sur la suite de ce qu’ils avaient prévu pour nous. C’est un mauvais souvenir à très vite oublier. »

 

« L’ASEC peut remporter la Ligue des champions dans deux ans »

 

Pacheco, qui a la chance de voir l’équipe fanion de l’ASEC Mimosas tous les jours à Sol Béni, ne tarit pas d’éloges sur les hommes d’Amani Yao. L’ex-Mimos estime que l’équipe actuelle est nettement au-dessus de celle de la saison dernière amenée par Aristide Bancé. « Il y a beaucoup plus de qualité individuelle dans cette équipe que dans celle de la saison dernière qui a remporté le titre de champion de Côte d’Ivoire. Elle a eu des problèmes au départ parce que le collectif ne s’était pas encore mis en place pour une équipe renouvelée à plus de 65%. Dans deux ou trois ans, on pourra compter sur elle pour nous rapporter la Coupe de la Ligue des champions. Déjà, cette année, elle est en train d’imposer sa suprématie sur le plan national. Mais elle ne crachera pas sur un grand exploit, cette saison.»

 

« Les autres clubs ivoiriens sont à la traine »

 

 Si Pacheco est satisfait du travail abattu par l’ASEC Mimosas, il reste déçu par le manque d’ambitions et de vision des autres clubs ivoiriens qui ne font rien pour se professionnaliser. « Je suis très heureux de constater que les choses ont progressé et évolué à Sol Béni depuis notre passage. C’est dommage que ce soit seulement à travers l’ASEC Mimosas que ce constat est fait. D’autres clubs auraient pu lui emboiter le pas vu que les résultats sont probants. Cela aiderait à vite professionnaliser notre football. L’ASEC Mimosas est orpheline parce qu’il n’y a pas de concurrence pour l’aider à accélérer son développement », regrette l’ancien milieu du KSK Beveren.

 

Abdoul KAPO
abdoul.kapo@sportmania.ci




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