Foot : Ibrahim Sangaré (Toulouse), la folle saison du futur Yaya Touré

Après une saison d’acclimatation, Sangaré Ibrahim a crevé l’écran cette saison à Toulouse en disputant 24 rencontres toutes compétitions confondues avec le Téfécé. un but d’anthologie à la clé.

A côté de son aîné Max-Alain Gradel qui s’est saigné aux quatre veines pour maintenir  Toulouse dans l’élite du football hexagonal, Sangaré Ibrahim a été l’une des grosses satisfactions du pénible exercice toulousain. Jeune recrue (18 ans) à son arrivée en juillet 2016 en provenance de sa Côte d’Ivoire natale et du Denguélé d’Odienné, « Ibra » s’est très vite détaché pour s’imposer comme un des maîtres à jouer dans le cœur de jeu du Football Club de Toulouse. Telle une pierre précieuse, il faillait seulement polir l’Ivoirien pour ressortir la quintessence de son éclat. C’est ce qu’a réussi les entraineurs successifs du Téfécé.

Le talent, Sangaré l’a. C’est une évidence ! Mais réussir à gagner la confiance de ses coaches (d’abord Pascal Dupraz et ensuite Michael Debève) et devenir un titulaire indiscutable, celui qui disputer toute la saison 2016-2017 en réserve, n’y croyait pas tant. Surtout qu’il sortait d’une saison avec seulement 6 bouts de matchs. Toutefois, le génie et l’acharnement au travail de Sangaré Ibrahim l’ont mis sous les feux de la rampe. Le joueur formé au Centre de Formation Tout Puissant Koumassi (CFTPK) a vu son nombre de matches joués passer de 6 à 24 : 22 en Ligue 1 et 2 en Coupe de la Ligue et Coupe de France.

 

Une ascension fulgurante

 

Cela en dépit d’une entame de saison difficile et un mal de dos pernicieux (1 mois d’absence) qui lui ont coûté à Sangaré plusieurs rencontres d’absence. Aussi, Sangaré Ibrahim a t-il distillé deux passes décisives. A cela, il faudra ajouter son but venu d’ailleurs face à Monaco. Il coule de source au vu de ses stats que le milieu de terrain ivoirien de 20 ans a réussi une saison canon. Mais n’allez pas croire qu’il baigne dans l’autosatisfaction. Ibra sait pertinemment que le plus difficile commence maintenant. Car il sera très attendu les saisons à venir à cause de son talent et des éloges qui ne cessent de pleuvoir sur lui.

Adulé et couvé par son conseiller et coéquipier Max Gradel, qui voit en lui le futur Yaya Touré, Sangaré Ibrahim se dit honoré de cette comparaison. Car l’immense milieu champion d’Afrique 2015 passé par le FC Barcelone et Manchester City a toujours été son modèle dans sa jeune  carrière. «C’est un honneur, même si je suis encore très loin de son niveau. Mais il est vrai que Yaya a toujours été mon idole. J’aime sa faculté à récupérer les ballons, à se projeter avec la balle au pied, à tout savoir faire. En plus, on ne peut pas se mentir : il est Ivoirien comme moi. C’est un exemple, évidemment, et si je peux un jour lui ressembler, j’en serai le premier ravi. », déclare le jeune Toulousain.   

 

Il a aussi du » Michaël Essien »

 

S’il séduit par sa grande faculté de récupération, sa facilité à se projeter et ses passes millimétrées, l’ancien poulain du coach Koné Amidou dit Capello (formateur du centre de Formation Tout puissant de Koumassi) se rapproche également de Michaël Essien, le milieu  ghanéen, dans sa rage à gratter les ballons. «Ah oui, mais là tu parles des légendes (rires). Comme gratteur de ballons, il était redoutable, et c’est vrai que parfois, je m’inspire de lui dans certains duels. Il savait mettre l’intensité nécessaire dans certains appuis pour prendre le dessus sur son adversaire. Malgré tout, si on doit comparer Yaya Touré et Michaël Essien, j’essaie d’avoir un peu plus de finesse dans mes projections, comme pouvait en avoir le premier. Après, si je dois faire la même carrière qu’Essien, je signe tout de suite (rires)! », a avoué Sangaré.

 

Lebéni KOFFI
info@sportmania.ci




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