Football, FIF : Sidy Diallo sous pression !

Le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) s’accroche par tous les moyens à son poste, malgré une vague d’appels à son départ.

La piteuse élimination de la Côte d’Ivoire du Mondial 2018 pourrait ne pas avoir comme unique conséquence le limogeage de Marc Wilmots. Depuis la défaite contre le Maroc le 11 novembre dernier au stade Houphouët-Boigny, le président de la Fédération ivoirienne de football, Sidy Diallo, subit lui aussi une énorme pression de la part de la rue, de certains présidents de clubs influents et de certains anciens internationaux ivoiriens pour quitter son poste. Lundi, Koné Cheick Oumar, l’ancien président du Conseil d’administration de l’Africa Sports, a par exemple organisé une conférence de presse pour appeler au départ du patron du football ivoirien. Deux jours plus tard, ce sont 29 clubs qui ont suivi la contestation en suggérant la seule décision possible pour Sidy Diallo, qu’il prenne ses responsabilités. « Si j’étais à sa place, je démissionnerai », a estimé Salif Bictogo, le président du Stella Club d’Adjamé.

D’autres comme Abdoulaye Koné, président du Denguélé d’Odienné, se sont montrés tout aussi clairs : «Quand vous êtes le responsable d’un échec aussi monumental, vous ne pouvez pas continuer comme si de rien n’était. On ne peut pas forcer quelqu’un à démissionner, mais Sidy Diallo doit démissionner». Même s’ils n’ont pour l’instant rien dit, des clubs comme l’ASEC Mimosas, l’AS Tanda et le Séwé Sport de San Pedro ne souhaitent rien d’autre que le départ du très controversé boss de la FIF.

 

« On a touché le fond, il faut repartir de zéro » : Bonaventure Kalou

 

Bonaventure Kalou, qui avait vu venir cet échec et qui tirait sur la sonnette d’alarme depuis des mois, a rendu Sidy Diallo responsable du mal-être du football ivoirien. Pour l’ancienne star du Paris Saint-Germain et de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire, le limogeage de Marc Wilmots ne doit pas sauver la tête de Sidy Diallo. «On a touché le fond. Il faut repartir de zéro. Le football ivoirien en a besoin.», suggère-t-il. Abdoulaye Traoré, dit Ben Badi, ne dit pas autre chose quand il martèle que «Sidy a une mauvaise politique. Qu’il parte pour que le football ivoirien redémarre. Je vois l’avenir du foot ivoirien sans Sidy Diallo. Que son Comité directeur et lui mettent fin à leur amateurisme.»

Là où la pression est encore plus forte et plus vindicative, c’est au niveau de la rue. Dès le lendemain de l’élimination de la Côte d’Ivoire, des milliers d’Ivoiriens ont demandé le départ de Sidy Diallo. Des pétitions ont même été lancées sur les réseaux pour réclamer la démission du président de la FIF. Parmi les contestataires, l’agent de joueur Valère Gourizro a émis le souhait de l’organisation de nouvelles élections pour remplacer le chef de l’instance faîtière du football ivoirien.

Réélu en 2016 à son poste, Sidy Diallo, arrivé à la tête de l’instance en 2011, est sous pression et semble avoir perdu bon nombre de ses anciens soutiens. Ce qui ne l’empêche pas pour l’instant de tenir bon face à la pression. Mais pour combien de temps encore ?

 

Abdoul Kapo
abdoul.kapo@sportmania.ci




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