Football : Neymar Senior, Wilfried Mbappé, Abedi Pelé, Véronique Rabiot… ces parents agents de leur fils ?

Neymar, Kylian Mbappé, les frères Ayew ou encore Adrien Rabiot ont choisi leur père ou leur mère pour gérer leurs intérêts. Focus sur ces parents qui ne font pas toujours les bons choix.

 

 

Wilfried Mbappé 

L’agent et père du joueur gère les intérêts de son fils et tape du poing sur la table quand il le faut. Wilfried Mbappé s’étonnait en octobre 2016 dans le quotidien L’Equipe que son fils ne joue pas: «Là, l’équipe tourne et c’est compliqué d’annoncer : moi, je veux ça. Mais, sans être prétentieux, on ne comprend pas la gestion illisible de Kylian, au regard des promesses de la direction qui étaient tout simplement de jouer, d’entrer dans une rotation. Sinon, il ne serait pas resté. Il devait faire partie d’un projet et, aujourd’hui, on est loin de ce qui avait été annoncé. Cette situation ne rend pas Kylian heureux et ça se voit sur son visage durant la semaine (…) Certains diront qu’il n’a que dix-sept ans, qu’il faut se calmer, mais ce n’est pas de l’impatience, car le club lui-même a dit qu’il allait jouer. Comme il en a besoin à son âge, il y aura une vraie réflexion à mener au mercato hivernal.» Finalement, le joueur de 18 ans est resté et a réalisé une saison 2016-17 impressionnante (quinze buts en 29 matchs, dix-sept titularisations). Au point d’être suivi par les plus gros clubs européens, dont le PSG, qu’il aurait choisi de rallier. Mais Monaco ne l’entend visiblement pas de cette oreille. Au papa de jouer…

Abedi Pelé

Non, l’ancienne gloire marseillaise n’est pas à la retraite. «Je suis président, entraîneur, sponsor et relations publiques du club» de Nania (D2 ghanéenne), confiait-il au quotidien la Voix du Nord en juillet. Abedi Pelé est aussi notamment agent de ses fils André (actuellement à West Ham) et Jordan Ayew (Swansea). Ces derniers s’inspirent beaucoup des conseils de leur père. Jordan expliquait à BFM fin 2011: «C’est notre entraîneur personnel, il nous dit ce qui va ou pas. Il n’y a que lui qui nous dit la vérité.»

Véronique Rabiot 

La mère d’Adrien est décrite comme particulièrement protectrice vis-à-vis de son fils. Trop ? La question a le mérite d’être posée. A l’été 2014, estimant que sa progéniture, alors âgée de 19 ans, ne jouait pas assez, elle avait fait le forcing pour lui trouver un club, et multiplie les rencontres avec des dirigeants, dont ceux de la Roma. L’accord était même quasiment bouclé, jusqu’à ce qu’elle demande à rencontrer le coach d’alors, Rudi Garcia. C’est ce qu’a raconté Walter Sabatini, le directeur sportif du club romain à l’époque, à la Repubblica. L’affaire capote. Le club parisien souhaite alors prolonger son jeune joueur, sous contrat pour encore un an. Mais ses exigences salariales son trop élevées. Les négociations n’aboutissent pas et Rabiot est envoyé en réserve. Il prolonge finalement au mois d’octobre, jusqu’en 2019. Laurent Blanc, le coach parisien d’alors, refuse de le prêter lors du mercato d’hiver 2014-15, assurant que le joueur aurait sa chance. A force de persévérance, il l’a eue. Et il a su la saisir… Sous contrat pour encore deux ans, donc, le joueur est toujours dans le viseur de grands clubs européens comme la Juve. Le PSG souhaite de son côté le prolonger. D’après Téléfoot, sa mère «souhaite temporiser
Neymar Senior 

Papa Neymar est le plus connu des parents agents de joueurs. Gérant les intérêts de son fils avant même qu’il n’arrive à Santos, Neymar Senior donne tout pour lui. Également joueur de foot par le passé (club d’Uniao Mogi à Sao Paulo notamment), il n’a pas réussi au plus haut niveau. Le don de son fils est une sorte de revanche pour lui. L’ancien footballeur a le dernier mot sur tout ce qui concerne le prodige brésilien, mais parfois cela dégénère… Le transfert du joueur de Santos au FC Barcelone a notamment fait couler beaucoup d’encre. Le fonds d’investissement brésilien DIS, propriétaire d’une partie des droits de Neymar Jr, avait porté plainte, se sentant lésé dans l’affaire. Il affirmait que le montant du transfert était plus élevé qu’annoncé (au moins 83 M€ au lieu de 57) et que par conséquent il devait percevoir 10 M€ (40% de la somme destinée à Santos) et non pas 6,8. Un manque à gagner d’environ 3,5 M€ donc… Neymar et son père ont tout de même bénéficié d’un non-lieu dans cette affaire en juillet 2016. Sur le transfert de l’ailier au PSG, 35 M€ ont été versés aux différents intermédiaires du dossier, dont le père du joueur fait partie.

Joseph Callegari

Il n’est pas forcément connu du grand public, mais Lorenzo Callegari est un jeune talent du club francilien. Performant dans les rencontres de pré-saison 2016, il a disputé son premier match officiel contre Angers l’année dernière. Il n’est jamais simple de se faire sa place dans un grand club, et en particulier au PSG, où la concurrence est rude. Son père, Joseph, s’est exprimé dans L’Equipe cet été pour demander un transfert. «Antero Henrique (directeur sportif du club) ne nous a pas fait de proposition pour la suite, avance-t-il. On sait juste qu’il ne compte pas sur Lorenzo… Aujourd’hui, nous voulons être libérés. Nous avons une proposition du Zénith. Roberto Mancini a appelé Lorenzo pour lui dire qu’il le voulait avec lui en Russie.» Unai Emery avait pourtant affirmé compter sur le joueur. «Callegari, il travaille bien, avec nous ou avec la CFA, c’est un jeune joueur, il avait une option pour être prêté ou pour rester. Le club a choisi.» Et il est toujours là.

Willy Ndangi

Prometteur et suivi par de bons clubs européens il y a deux ans, comment expliquer la situation de Giannelli Imbula, aujourd’hui dans l’impasse à Stoke ? Les raisons sont peut-être à aller chercher du côté de son transfert à Porto, en juin 2015. D’après L’Equipe, le père du joueur, Willy Ndangi, l’avait fait signer là-bas et avait perçu pour le coup deux millions d’euros de commissions, plus que pour un transfert dans n’importe quel club intéressé par ses services. Le joueur était pourtant annoncé à Valence ou encore dans un des clubs de Milan. Le quotidien rapporte que le milieu de terrain n’avait rien décidé le dimanche soir, mais à une heure du matin, tout était pourtant réglé. Le père l’avait convaincu et avait décanté le transfert. Un agent portugais, cité par le journal sportif, affirmait que Porto savait déjà que le joueur serait revendu un an plus tard. En effet, six mois après, en manque de temps de jeu (sept matches disputés), il signait à Stoke pour plus de 24 M€ de transfert…Une plus-value de 4 M€ pour le club portugais. Mais pas forcément une progression pour le joueur…

 

FF




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