Clovis Kessié (Directeur sportif AFAD) : « L’AFAD va surprendre ! »

Au sortir d’une saison qui a vu son équipe finir à la cinquième place, Clovis Kessié revient sur la campagne de l’Afad en Ligue 1. Le jeune directeur sportif de l’équipe du Plateau évoque aussi les ratés qui ont jalonné le parcours des siens non sans jeter un regard sur le niveau du championnat.

 

Quel bilan faites-vous de la saison qui vient de s’écouler ?

De façon globale, notre saison aura été positive. C’est vrai qu’on a connu des difficultés à un certain moment. On a changé d’entraîneur en libérant Maxime Gouamené pour faire venir quelqu’un qu’on ne maîtrisait pas vraiment. Mais on s’est vite ressaisi en confiant les rênes de l’équipe à des jeunes qui ont fait du bon boulot. Ils ont fait revenir la cohésion et la confiance dans le groupe. Résultat, on finit à une cinquième place très honorable.

Quand les choses n’allaient pas dans le bon sens, avez-vous regretté le limogeage de Maxime Gouamené ?

Non ! En foot, on peut commettre des erreurs, mais il faut éviter d’avoir des regrets. L’équipe de Maxime (Gouamené) a fini neuvième, derrière nous. On respecte énormément Maxime. Pour moi, c’est un très grand entraineur. A un moment donné, on ne regardait plus dans la même direction, on n’avait plus la même vision des choses, c’est la raison pour laquelle notre chemin s’est séparé.

Au début de la saison, quels étaient vos objectifs réels ?

L’objectif était le maintien. Mais une place africaine aurait été un bonus. On ne va pas trop se plaindre. Nous (les dirigeants) ne sommes qu’à notre deuxième saison au club, c’est maintenant qu’on maîtrise certains paramètres et détails. On vit une très belle expérience. L’année passée, on finit neuvième et cette année cinquième. C’est la preuve qu’il y a du travail qui est fait.

Des regrets après avoir flirté avec une place africaine ?

Aucun regret, même si on aurait été heureux d’être Africain. Nous sommes satisfaits du rang qu’on a occupé. C’est ce qu’on a mérité.  Aujourd’hui, le plus important c’est de mieux travailler pour la saison prochaine.

‘’Avec Maxime Gouamené, on n’avait plus la même vision des choses ‘’

On peut donc dire que les grandes manœuvres ont commencé du coté de l’Afad ?

Effectivement, on a déjà commencé à travailler pour la saison prochaine. On a des joueurs en vue qui devraient signer avec nous. Il y en a aussi qu’on va libérer. On vous informera au moment opportun.

Doit-on s’attendre à quoi au niveau du staff technique ?

L’Afad a de grands objectifs. Pour aller loin, il faudra revoir un certain nombre de choses. La question de l’entraîneur en fait partie. On a bouclé la saison avec deux entraineurs très jeunes. Ils ont fait du bon travail, mais ils n’ont pas encore l’expérience que d’autres entraineurs ont. On a encore rien décidé, mais on travaille sur la question.

Quels seront les objectifs de l’Afad pour la saison prochaine ?

On a notre petite idée. Peut-être que la saison prochaine, on finira quatrième. On fixera les objectifs après avoir bouclé le recrutement et la préparation.

De façon globale, que pensez-vous du niveau du championnat qui vient de finir ?

Cette saison, le championnat a été très disputé. Ce fut l’un des meilleurs crus depuis de nombreuses années. Le seul bémol, a été l’absence de buteurs plus prolifiques. Un championnat qui finit avec un buteur à 13 buts, ce n’est pas fameux. On a de bons joueurs, il faudra que la Fédération et la Ligue améliorent un peu l’organisation pour assister un très grand championnat.

Et qu’est ce que vous n’avez pas aimé, en termes d’organisation ?

La fédération peut mieux faire. Tout n’a pas été meilleur.

Cela fait deux années que vous êtes dirigeant de club, comment se passe cette expérience ?

C’est une expérience de pression, une expérience où chaque fois tu es en train de réfléchir pour colmater les choses afin d’avoir des résultats positifs. C’est une pression que j’aime bien. Je vis des moments de grande joie à côtoyer les joueurs, à leur prodiguer de petits conseils. Et quand les résultats suivent, il n’y a rien de plus beau. J’aime bien cette adrénaline que procure la gestion, la pression et le stress.

‘’La Fédération peut mieux faire en termes d’organisation’’

Et qu’est-ce qui est plus difficile dans ce métier ?

La défaite. Comme le mot même le dit, elle est insupportable. Quand tu as une belle équipe qui joue bien au football et qui perd ses matches, c’est terrible. La défaite, franchement, je ne la supporte pas !

A l’origine, l’Afad est un club formateur. Aujourd’hui, où en est l’équipe avec son centre de formation ?

Notre centre se porte bien. La preuve, nous avons fait monter trois de nos jeunes (N’Goran, Kassi et Sylla) en équipe première. Ces trois là ont beaucoup apporté à l’équipe. Nos jeunes sont une fierté pour nous. A propos, le Championnat des jeunes est bien arrivé. C’est grâce à ce championnat que nos jeunes se sont montrés. On espère que l’année prochaine cela va continuer.

Pour la saison à venir, qu’est ce qu’on peut attendre comme surprise venant du président Francis Kacou ?

Connaissant l’homme, il faut s’attendre à quelque chose de magique. Vous savez, pour attaquer, il faut avoir les armes nécessaires et nous nous préparons à cela pour ne pas faire de la figuration.

 

Réalisée par Abdoul Kapo




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