Senséi Elakoua Felix (Pdt FEWACI) : « Créer cette fédération était une nécessité »

Premier président de la dernière née des fédérations (FEWACI) en Côte d’Ivoire, Senséi Elakoua Félix nous livre les raisons du divorce d’avec la Fédération de karaté et disciplines associées. Le patron de la Wado Academy en Côte d’Ivoire évoque ses grands chantiers tant au plan national qu’international.

 

Quels sont les réels mobiles qui vous ont poussé à vous détacher de la Fédération ivoirienne de karaté et disciplines associées ?

Lorsqu’un enfant vient au monde, il doit grandir. Et dans le cadre de sa progression, il doit apprendre à se prendre en charge. Aujourd’hui, nous croyons que la wado academy est assez grande pour voler de ses propres ailes. Voici  la principale motivation qui justifie notre indépendance vis-à-vis de notre  ex- tutrice (FIKDA) avec qui nous  gardons toutefois d’excellents rapports. C’est une grande famille, nous n’avons que fait un pas de l’autre coté sinon nous demeurons ensemble.

Quelles activités ont meublé ce lancement officiel ?

Nous avons travaillé sur les fondamentaux. Nous avons informé nos athlètes sur l’avenir de notre fédération et comment réussir à défendre valablement les couleurs  de notre pays tant sur le plan local qu’à l’international.

Quel sera le programme pour cette saison inaugurale de votre fédération ?

Nous avons un programme d’activités très chargé. Après ce lancement officiel, nous allons dérouler le tapis. La semaine prochaine déjà, nous entamerons les passages de grade dans les différentes écoles. Plusieurs formations sont inscrites à notre calendrier. Il s’agit de la formation sur l’arbitrage, le secourisme et le management pour les maîtres de salle.

Combien de clubs et pratiquants revendiquez vous ?

Aujourd’hui, nous revendiquons vingt-cinq clubs et plus de 2 500 athlètes. Nous entreprendrons des tournées sous peu à l’intérieur du pays  afin de mieux les répertorier et  travailler en étroite collaboration avec eux.

Y’a t-il des compétitions et formations programmées à l’intérieur du pays ?

Oui bien sûr ! Déjà, avant cette sortie officielle, nous étions à Bouaké pour effectuer un stage avec le directeur technique. D’autres actions sont prévues le mois prochain à Korhogo.

 

« Tous ceux qui veulent travailler dans cette fédération sont les bienvenus »

 

Une fédération n’a de sens que par rapport aux challenges internationaux, quels sont les grands chantiers au plan international concernant les compétitions internationales ?

Il faut dire que chaque année, ou tous les deux ans selon les moyens, il est organisé un championnat du monde de Wado academy au Japon. La condition pour y participer, c’est d’être une fédération affiliée. Nous n’y participions pas parce que nous étions en association, maintenant que nous nous sommes constitués en fédération, je crois que nous y serons conviés  pour la prochaine compétition. Là encore, nos pairs du Burkina Faso, du Mali et nous, travaillons actuellement sur le projet de l’instauration d’une compétition sous régionale. Nous sommes en pleine réflexion.

Nous avons oui dire que cette naissance n’a pas été  évidente car il n’était pas du goût de certaines personnes que vous soyez sorti de la fédération de karaté et disciplines asssociées. Qu’en dites-vous ?

C’est une mauvaise information, je crois bien. Il n’en est rien. Au niveau du karaté, nous avons un esprit commun, le MUDO et une voix commune. Si vous l’avez bien remarqué, les pratiquants de karaté se saluent de la même manière et s’habillent de la même manière. Il y a eu des incompréhensions certes, mais là nous sommes en phase. Il n’y a aucun souci à se faire. Nous travaillons ensemble et nous travaillerons toujours ensemble.

Quel appel lancez-vous aux pratiquants de wado academy pour une adhésion massive ?

Je tiens à leur dire que créer une fédération ne veut pas dire qu’on arrête d’approfondir les techniques. La fédération est juste la garantie pour travailler de façon autonome et sans contrainte.Tous ceux qui veulent travailler dans cette fédération sont les bienvenus. Ils n’ont juste qu’à prendre contact avec notre secrétariat et ensemble nous travaillerons.

En tant que pratiquant, maitre et président de fédération d’un art martial, ne pensez vous pas sincèrement que cette fédération est de trop ?

Non, elle ne l’est pas du tout ! Quand vous n’avez pas encore fait la France ou le Japon, il est tout à fait normal d’avoir une telle opinion. Mais lorsque vous arrivez au Japon, chaque famille a sa discipline et sa manière de pratiquer son karaté. Et cette culture se répercute sur tout le monde entier. D’où la naissance de plusieurs fédérations. Cette fédération permettra aux athlètes de se prendre en charge et de défendre vaillamment les couleurs de notre pays.

Qu’est-ce que c’est que le Wado ryu ?

C’est la voix de la paix. Pour dire que ceux qui pratiquent cette discipline cultivent la paix et la non violence en vers eux- mêmes, au sein de leur famille et au sein de leur communauté. Cet art martial est né au japon sur l’île d’Okinawa.

 

Réalisée par Lebeni Koffi




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