Patrice Zoungrana (NK Neretvanac) : « Avec les Etalons, j’attends mon heure »

Epanoui en Croatie, Patrice Zoungrana enchaîne les belles prestations avec le NK Neretvanac depuis deux saisons. Convoité par des écuries française, espagnole et qatarie, celui qu’on compare au Français N’Golo Kanté, devrait rejoindre un grand Championnat européen l’été prochain. Mais en attendant, l’international Espoirs burkinabè s’est confié à nous.

 

Comment êtes-vous arrivé en Croatie ?

C’est grâce à Fabrice Remy que j’ai signé à Hajduk Split, le plus grand club croate. Après une saison, comme j’étais très jeune, on m’a prêté à Primorac 1929 pour gagner du temps de jeu et m’aguerrir au football européen puisque je venais du Burkina Faso (Zoungrana évoluait à l’ASFA Yennenga, Ndlr). A mon retour de prêt, l’opportunité de NK Neretvanac s’est présentée. Fabrice (Remy) m’a conseillé d’y aller même si c’était la Ligue 2. Cela pouvait me permettre de m’aguerrir pour revenir plus fort dans l’élite.

Aujourd’hui vous ne regrettez pas d’être descendu en Ligue 2 ?

Pas dut tout. Le projet de NK Neretvanac est très intéressant. J’ai bien fait de venir ici. A Neretvanac je joue tous les matches, j’acquiers de l’expérience. A mon âge, j’ai besoin de jouer, j’ai besoin de continuité pour progresser. Et Neretvanac me donne cette opportunité. Aujourd’hui, je ne suis plus le joueur qui avait débarqué à  Hajduk Split en 2013. J’ai évolué et progressé à tous les niveaux. Les deux saisons passées ici m’ont permis de franchir un palier.

Mais pourquoi on ne vous a jamais donné votre chance à l’Hajduk Split ?

Quand Hajduk Split m’a pris en 2013, ils m’ont fait signer un contrat de trois ans. J’étais très jeune. Malheureusement pour moi, le coach et le directeur technique qui avaient été à la base de mon arrivée, sont partis. Le nouveau staff est arrivé avec ses hommes. C’est comme ça que je suis parti en prêt.

 A onze journée du terme du championnat, quel bilan faites-vous de votre saison ?

Même s’il reste encore deux mois de compétition, je tire un bilan positif de ma saison. Mon équipe est deuxième au classement à deux points du leader. A un plan plus personnel, tout se passe vraiment bien. Je suis titulaire, je prends beaucoup de plaisir dans l’équipe. Mon entraineur apprécie aussi mes performances. Mais comme j’en veux toujours plus, je me dis que je peux faire encore mieux.

Quel est l’objectif qui vous a été fixé en début de saison par vos dirigeants ?

L’objectif est clair : c’est la montée en Ligue 1. On a un très bon groupe qui s’entend très bien et qui donne tout. On est comme une famille. Et cette solidarité entre nous rejailli sur le terrain. On est régulier jusque-là. Il reste onze matches de championnat à disputer. On va tout faire pour garder le cap et être sacré champion de Ligue 2.

Patrice Zoungrana est considéré comme le meilleur milieu de la Ligue 2 croate

De façon générale, comment vous vous sentez en Croatie ?

Je suis ici depuis maintenant trois ans. Je me sens vraiment bien. Que ce soit au niveau de la culture, de la langue, des habitudes alimentaires, je me suis adapté à tout. La Croatie est devenue ma seconde patrie.

Aujourd’hui, quelles sont vos ambitions ?

J’ambitionne de jouer dans un grand club européen. Pour l’instant, j’ai des contacts en première division croate, avec des clubs de Ligue 2 française et des équipes du Qatar. Avec mon agent, on va bien réfléchir et prendre la meilleure décision. On verra ce que tout cela va donner. Pour l’instant, je suis concentré sur le championnat. Je veux conduire mon club en première division. Ce sera ensuite le moment  de partir ailleurs. Après trois ans et demi ici, j’ai envie de découvrir autre chose.

Le Burkina Faso a effectué un beau parcours à la dernière CAN. On imagine que vous aimerez intégrer les Etalons pour les échéances à venir ?

Avant la CAN, j’avais eu des contacts avec le sélectionneur national. Malheureusement, je n’avais pas été retenu pour aller au Gabon. Mais je ne suis pas découragé. Je ne baisse pas les bras. C’est à moi de travailler trois ou quatre fois plus pour attirer l’attention du sélectionneur.  L’équipe nationale a toujours été un objectif depuis que je suis devenu professionnel. J’espère un jour y faire mon trou.

Pensez-vous pouvoir apporter un plus à cette équipe ?

Ça ne sert à rien de le dire dans les médias. Il faut le démontrer sur le terrain.  Je préfère qu’on me juge sur le terrain. Je me tiens prêt. Le jour qu’on me donnera ma chance, je ferai tout pour la saisir. Avec les cadets, on a remporté la CAN en 2011. J’ai ensuite été vice-champion des Jeux africains au Congo Brazzaville avec les Espoirs. Il ne me reste plus qu’à découvrir l’équipe nationale A. J’attends ce moment avec beaucoup d’impatience.

Vous parlez beaucoup de Fabrice Remy, quel est le lien qui vous lie ?

Je dois beaucoup à Fabrice Remy. On travaille ensemble depuis quatre ans. Aujourd’hui, nos relations ont dépassé le cadre professionnel. On est devenu une famille. C’est une bonne personne qui adore travailler. Il fait tout pour que je m’épanouisse professionnellement et dans ma vie de tous les jours.

 

Réalisée par Abdoul Kapo




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