La Chine, le nouvel El Dorado

Il y a à peine quelques années le moyen orient était l’objet de tous les espoirs de la majorité des footballeurs ivoiriens. Les Emirats Arabes, le Qatar, l’Inde, et autre. Ces dernières années la Chine se positionne comme la destination rêvée de nos footballeurs.

Tour d’horizon, d’un pays candidat au mondial 2026

La Chine travaille à se doter une nouvelle image sur l’échiquier du football international. C’est ainsi qu’à l’instar des milliardaires du Moyen-Orient ou de Russie qui ont investi au PSG, à Manchester City ou à Chelsea, de gros investisseurs chinois, encouragés par le gouvernement, cherchent à racheter des clubs européens. China Railway Construction, a acquis une part de 15% du capital du club italien l’Inter Milan, devenant son deuxième actionnaire. Et les milliardaires chinois sont souvent cités comme possibles repreneurs d’équipes françaises.

 Mais outre cette offensive, ils encouragent le développement du football local et attirent de plus en plus les joueurs internationaux étrangers vers la Chine. Un enjeu capter l’opinion publique, développer le potentiel médiatique et footballistique du championnat local. En clair, donner une image plus attractive de la Chine.

Un intérêt populaire en forte progression

Le championnat local chinois même s’il est loin des performances européennes affiche de réelles ambitions. Une affluence dans les stades en nette hausse. Une moyenne d’environ 20 000 spectateurs par match, loin des taux de remplissage des stades européens mais assez considérables. Des chiffres honorables comparés à une population évaluée à plus 1,2 milliard de personnes.

Sur le banc, des noms bien connus

On est loin des grands championnats européens mais, sur les bancs les clubs se donnent les moyens de faire appel à de grands noms qui ont marqué le football international. Vainqueur avec l’Italie à la coupe du monde en 2006, Marcelo Lippi a son empreinte sur le championnat chinois. De même que Luiz Felipe Scolari, l’ancien sélectionneur du Brésil est aussi des grands noms sur le banc. De quoi rassurer et attirer les athlètes.

Des clubs de plus en plus riches

Le développement du football, une volonté politique fermement affichée. L’Etat a fait du ballon rond une priorité. Surtout quand on sait les ambitions d’organiser une coupe du monde en 2026. Après le Brésil en 2014, la Russie en 2018 et le Qatar en 2022, l’empire du Milieu, s’il était retenu, serait le quatrième pays émergent consécutif à organiser la plus prestigieuse compétition internationale.

Un appui considérable est accordé par le gouvernement aux investisseurs dans ce domaine. Et aussi la flambée d’hommes d’affaires chinois. Autre facteur clé de ce développement, l’explosion des droits télé dans le foot en Chine. La société chargée de ce marché, CMC a déboursé 1,1 milliard d’euros pour diffuser la ligue chinoise les 5 années à venir. Les droits télé passent donc de 11 millions à 280 millions d’euros par an (En France la Ligue 1 bénéficie de 750 millions d’euros sur les droits télé). Les clubs chinois peuvent donc s’offrir de bons et même de très bons joueurs.

Des salaires enchanteurs

Fort de développement financier que connaît le football dans l’Empire du milieu, les dirigeants chinois bénéficient d’une puissance considérable pour recruter à l’international et se disputer des professionnels même avec les plus grands clubs européens, offrant même des salaires et privilèges bien plus avantageux qu’en Europe. Quand un footballeur dépose les crampons en Chine, l’on sait que le volet sportif est bien moindre, vu le niveau local. Mais quand le football chinois sera mieux structuré, l’on pourra bien mettre en balance le projet sportif, et le projet financier.

Drogba, et le rêve chinois

Et cela se voit bien dans les transferts engagés ces derniers mois. Et les footballeurs ivoiriens sont bien à la Une. On se rappelle le 20 juin 2012, le transfert historique et quelque polémique de Didier Drogba en Chine. Un transfert qui offrait un salaire équivaut au double de ce que Drogba percevait à Chelsea. Une nouvelle ère semblait ainsi s’ouvrir pour les professionnels ivoiriens. La Chine où le championnat est bien moins relevé qu’en Europe mise donc fort pour s’attirer les footballeurs professionnels étrangers. « J’ai hâte de relever ce nouveau challenge, de découvrir une nouvelle culture et je suis très enthousiaste par rapport au développement de la ligue chinoise de football. » se réjouissait l’international ivoirien Didier Drogba à sa signature en Chine.

Les ivoiriens à l’affiche

Pour les footballeurs ivoiriens, la Chine ouvre de réelles opportunités. Après Didier Drogba, Angan Davy, Evrard Kouassi, Franck Boli, … les chinois ont mis le pied sur l’accélérateur. Gervinho le nouveau capitaine des Eléphants vient lui aussi de signer au Heibei CFC. D’autres noms seraient sur les tablettes de clubs chinois. Parmi eux Bony Wilfried et Yaya Touré.




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