Cissoko, une étoile de la boxe

Son nom peu connu dans la sous région ouest Africaine est pourtant inscrit en lettre d’or dans les archives du noble art mondial. Aujourd’hui La Toile de Stéphane revient sur le parcours d’une icône de la boxe, Aya Cissoko. Même si ce n’est que depuis une décennie que les jeunes filles africaines s’adonnent de plus en plus à la boxe, il y a bien de grands noms féminins qui ont marqué le sport africain. 

Née en 1978, de parents Maliens, Aya Cissoko grandit à Ménilmontant. Elle subira plusieurs drames familiaux durant son enfance, notamment la mort de son père et de sa sœur en 1986 lors d’un incendie criminel, puis le décès de son frère onze mois plus tard.

À l’âge de 9 ans, Aya rencontre la boxe française. Ce sport deviendra une véritable passion et un exutoire pour cette jeune femme qui ne tarda pas à faire ses preuves. Après avoir empoché plusieurs titres de championnes de France, Aya Cissoko accède au titre de championne du monde de boxe française en 1999, puis en 2003.

 Toujours en quête de nouveaux défis, elle décide de s’adonner à une autre discipline : la boxe anglaise. En l’espace d’une année, en 2006, elle accomplit l’exploit d’obtenir successivement les titres de championne de France, championne d’Europe puis championne du monde marquant l’histoire du noble art Français à jamais. Une fracture des cervicales met brutalement fin à sa carrière lors de ce dernier championnat. Battante, Aya Cissoko rebondit face à cette réalité et entame des études à SciencePo journalisme.

En 2011 elle co-écrit son autobiographie, Danbé (« dignité » en Malinké), avec Marie Desplechin. Un livre particulièrement émouvant dans lequel Aya Cissoko raconte son histoire “sans rentrer dans le pathos” et avec beaucoup d’humilité quant à son impressionnant parcours sportif. Acclamé part la critique, l’ouvrage obtient le Grand prix de l’héroïne Madame Figaro.

Aujourd’hui, Aya Cissoko est un modèle pour ces jeunes filles qui embrassent la boxe. Un tour à Treichville (Abidjan) où Myriam 17 ans part chaque soir retrouver ses coéquipières et ses coaches pour travailler ses frappes et aptitudes sur le ring. La boxe en Côte d’Ivoire a connu bien des moments difficiles, mais tout comme Myriam, les sportifs, et amateurs du noble espèrent bien rebondir de plus belle. Et s’inspirer des meilleurs, cela donnent forcément des rêves et des ambitions à ces jeunes passionnés de boxe.




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