Sport de combat : la voie dorée du taekwondo africain

Le 19 août dernier, Cheick Cissé planait sur le toit des JO de Rio et inscrivait son nom dans l’histoire comme le premier Ivoirien à gagner une médaille d’or dans cette compétition mondiale. Pour son entraîneur, cette victoire était attendue. « Il a bien travaillé. Il était dans les conditions optimales. Ce n’est pas une surprise », explique Attada Tadjou, fier d’avoir ramené en plus la médaille de bronze obtenue chez les dames par Ruth Gbagbi, une première pour une taekwondoïste du continent aux JO.

Et c’est aussi en héros national que le Nigérien Issoufou Alfaga Abdoul Razack, bombardé officier de l’ordre du mérite pour avoir décroché la médaille d’argent à Rio, a lui aussi été accueilli par les autorités à Niamey. Quatre ans plus tôt, c’est Anthony Obame, vice-champion et première médaille olympique africaine en taekwondo, qui avait eu droit aux mêmes honneurs à Libreville. Qui pourrait oublier aussi les performances du Malien Daba Modibo Keïta, double champion du monde ?  « Absolument personne, réagit Mustapha Koussoubé de la Fédération burkinabè. Ses résultats au plus haut niveau ont inspiré beaucoup de nos jeunes. »

Le taekwondo africain a le vent en poupe et il rivalise désormais avec celui d’Asie, d’Amérique et d’Europe. Selon Adama Coulibaly, directeur du Taekwondo Club Saint Germain Paris et ancien entraîneur de l’équipe de Paris et de l’équipe nationale du Burkina Faso, cela ne date pas d’aujourd’hui. « On a l’impression que c’est récent. Mais nos sportifs ont toujours été compétitifs. Il faut juste signifier que l’arbitrage ne nous a pas toujours favorisés dans les grandes compétitions. Cela commence à évoluer, surtout avec l’arbitrage électronique », explique-t-il.




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